Kapotwe une femelle oiseau becensabot sauvée et remise en liberté

first_imgKapotwe, une femelle oiseau bec-en-sabot sauvée et remise en libertéMenacés par la disparition de leur habitat et les braconniers, les bec-en-sabot sont des oiseaux particulièrement vulnérables. Aussi, chaque spécimen sauvé est considéré comme une petite victoire. C’est le cas de Kapotwe, une petite femelle recueillie dans un centre de recherche et remis avec succès en liberté.Kapotwe, une femelle bec-en-sabot du Nil, était destinée à finir derrière les barreaux d’une cage. Toutefois, contrairement à de nombreux spécimens de son espèce, son histoire a finalement pu connaître un dénouement plus heureux. Alors qu’elle n’était qu’un tout petit poussin, Kapotwe s’est fait arracher du nid par des braconniers et est restée emprisonnée dans la hutte d’un petit village de pêcheur en Zambie. Les bec-en-sabot sont des échassiers particulièrement convoités par les zoos et les collectionneurs, prêts à payer une fortune pour pouvoir posséder un seul d’entre eux. Retrouvé peu de temps plus tard par des éclaireurs des autorités zambiennes de la faune, l’oiseau a pu être acheminé à temps vers une station de recherche située à proximité des marais de Bangweulu. Au sein de la structure, les chercheurs se sont alors attelés à soigner et nourrir l’animal dans l’espérance de pouvoir lui rendre rapidement sa liberté. Très vite, la nouvelle pensionnaire espiègle s’est attirée les sympathies de ses bienfaiteurs.Un petit oiseau maladroit devenu indépendant Morgan Trimble, étudiante et photographe raconte au Dailymail : “On m’a demandé de la photographier peu de temps après qu’elle a été sauvée, elle était naturellement curieuse de tout ce qui était nouveau pour elle et les découvrait en les rongeant avec son bec”. Elle poursuit : “Chaque matin, elle nous réveillait en chantant comme un coq,  puis occupait sa journée en observant les allées et venues sur les chemins du village, en s’attirant des ennuis avec les pêcheurs en volant quelques poissons dans leurs filets ou en se mêlant avec d’autres oiseaux et animaux la zone”.Un problème se pose toutefois quant à la libération de Kapotwe. En effet, l’oiseau capturé beaucoup trop jeune, présente de grosses lacunes à son apprentissage de spécimen sauvage. La femelle est incapable d’attraper par elle-même des poissons ou d’éviter les menaces de son environnement. Mais contre toute attente, celle-ci a quand même fini par se débrouiller toute seule. Petit à petit Kapotwe “a commencé à explorer plus loin de la station de recherche et est devenue beaucoup plus indépendante”, raconte la photographe. Des oiseaux menacés par la destruction de leur habitat Et d’ajouter : “Elle est un peu maladroite mais dans l’ensemble elle s’en sort. Une fois elle a avalé un poisson chat accroché à une ligne de pêche et a dû être libérée, une autre fois elle a été brièvement capturée par un pêcheur qui pensait qu’elle s’était échappée à la station de recherche”. 

Finalement, Kapotwe a été remise en liberté définitivement dans les marais aux alentours de la station. À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Un an plus tard, l’oiseau de près d’un mètre 20 de haut est devenu beaucoup plus adroit et fait usage de son bec puissant avec une impressionnante habilité. Celui-ci, capable de décapiter ses proies est potentiellement dangereux pour les hommes qui s’approcheraient un peu trop près de lui. Toutefois, ces oiseaux solitaires et farouches vont rarement à la rencontre des humains.Les bec-en sabot sont des échassiers endémiques du continent africain. On les retrouve principalement autour de zones humides, comme les marais ou les bords de lac. Menacés par la destruction de leurs habitats, asséchés pour en faire des terres cultivables, ces oiseaux sont considérés comme vulnérables par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).(Crédit photo : Rob Gipman – Flickr) Le 9 février 2013 à 10:28 • Emmanuel Perrinlast_img